Nos groupes cibles 

Nous développons et mettons en œuvre des projets qui permettent aux individus et aux organisations d’acquérir les capacités et les moyens d’assurer leur autonomie économique dans le respect de l’égalité des genres et de la planète.  

Renforcer la résilience et la participation économique des femmes 

Partout dans le monde, les femmes sont plus exposées à la pauvreté que les hommes. Elles sont confrontées à des normes sociales et culturelles qui entravent leur autonomie économique : manque d’accès à la terre et aux financements, inégalités de revenus, difficulté à accéder à un emploi salarié, charge du travail domestique… Pourtant, les femmes sont des agentes économiques résilientes et performantes et le renforcement de leur participation économique est un levier puissant pour stimuler la croissance des pays. 

Accompagner les entrepreneuses et les entrepreneurs à créer et développer leurs projets 

D’ici à 2050, le continent africain devrait doubler sa population, et plus de la moitié aura moins de 25 ans. Cela représente un défi majeur dans des régions où le chômage des jeunes et l’emploi précaire sont déjà des problématiques criantes, mais également une opportunité pour stimuler une croissance économique plus forte et inclusive. Soutenir la création et la pérennisation d’entreprises, de la micro-entreprise à la start-up à fort potentiel de croissance, permet aux personnes accompagnées de générer des revenus mais également de créer des emplois. 

Accélérer l’inclusion économique et sociale des populations rurales 

Près de 80% de la population pauvre dans le monde vit en zone rurale. Alors que le développement rural est un enjeu majeur de lutte contre la pauvreté, la faim et les changements climatiques, les populations rurales restent particulièrement exclues des services financiers et de formation. Dynamiser le secteur agricole permet d’avoir un impact multidimensionnel de relance économique, de création d’emplois, de garantie de la sécurité alimentaire et de protection de la biodiversité. 

Autonomiser et renforcer les partenaires de la société civile 

Nous défendons une approche du développement fondée sur l’accompagnement de partenaires issus de la société civile de nos pays d’intervention vers leur autonomisation. En co-construisant nos interventions et en renforçant les capacités techniques et organisationnelles d’acteurs locaux, nous avons pour ambition d’encourager le développement de solutions locales innovantes, de rendre accessible au plus grand nombre les services fournis et d’assurer la durabilité des effets de nos actions. 

Accès aux financements

Nos programmes d’inclusion et d’éducation financière facilitent l’accès des personnes et des organisations à des produits et services financiers appropriés et pertinents, mais aussi leur capacité à utiliser ces services de manière significative. 

  • Adapter et conseiller l’offre de produits et services financiers : nous fournissons une assistance technique et des conseils aux acteurs de l’inclusion financière (institutions de microfinance, banques, opérateurs téléphoniques, autorités de régulation, sociétés de transfert d’argent, bureaux de poste, etc.) afin d’adapter leurs produits et services aux segments de la population qui sont défavorisés ou exclus de ces services. 
  • Former et accompagner la demande de produits et services financiers : nous soutenons les demandeurs/clients des services et produits financiers en renforçant leurs connaissances, leurs compétences et leurs attitudes quant à l’utilisation de ces produits à travers des programmes d’éducation financière inclusifs. Nous assurons la diffusion d’informations et la sensibilisation en matière de protection des clients. 
  • Renforcer l’écosystème : nous conseillons et soutenons l’élaboration de stratégies nationales pour une inclusion financière responsable. Nous réalisons des études sur les niveaux d’inclusion nationaux, des formations en inclusion financière, des analyses et des initiatives transversales pour les organisations du secteur de l’éducation financière. 

Accès à l’emploi

Nos programmes d’accès à l’emploi visent à fournir aux personnes, principalement aux femmes, les compétences nécessaires pour créer ou développer leur propre entreprise et/ou à fournir les savoirs-êtres et faire pour entrer sur le marché du travail. 

  • Développer et soutenir l’esprit d’entreprise : nous apportons un soutien individuel ou collectif à la création d’une activité économique et/ou à son développement par le biais de programmes d’accompagnement en entrepreneuriat (formation collective, coaching personnalisé, suivi post-financement). Nous accompagnons les entrepreneurs dans la conception de leurs projets, le démarrage de l’activité, l’accès au financement et dans le suivi du développement autonome de l’entreprise. 
  • Accompagner vers l’emploi décent : nous formons les jeunes les plus défavorisés et les accompagnons dans leur recherche d’emploi, notamment en matière de compétences comportementales et de confiance en soi. Nous travaillons à mettre en lien l’offre et la demande d’emploi. 
  • Appuyer le financement des projets économiques : nous aidons les entrepreneurs à trouver et à obtenir des financements adéquats. Nous développons des concepts de financement innovants, facilitons l’accès aux fonds existants, donnons accès à l’information et mettons en place des opportunités d’investissement. 
  • Renforcer l’écosystème : nous co-créons des programmes sectoriels d’entrepreneuriat, renforçons les acteurs du secteur (incubateurs, SAEI, réseaux), soutenons la numérisation des projets/outils. 

Accès aux marchés

Nos programmes facilitent l’accès des petits exploitants agricoles à des produits et services financiers, tout en développant leurs liens avec le marché et en renforçant leurs capacités techniques et de gestion, afin de développer des chaines de valeur inclusives. 

  • Contribuer à une meilleure connaissance des chaînes de valeur : nous étudions la création de valeur tout au long de la chaîne d’un produit fini pour cibler les manques à gagner pour les plus défavorisés. Nous identifions les filières à fort potentiel de développement pour la création d’activités économiques et le développement d’opportunités d’affaires pour les populations cibles. 
  • Structurer et renforcer des acteurs de la chaîne : nous réalisons le diagnostic des acteurs en termes d’organisation, de viabilité et de potentiel de développement, et assurons la mise en place d’actions de renforcement sur la gouvernance, la gestion financière, l’éducation financière, la comptabilité, l’accès aux marchés, le marketing, le stockage, la distribution. Sur de nombreux projets, la recherche d’une stratégie d’approvisionnement durable centrée sur une structure économique partagée a été au cœur de notre approche.  
  • Appuyer le financement des activités des acteurs : nous créons et formons les acteurs de la chaîne en groupes d’épargne et de crédit et développons des relations avec des acteurs financiers formels.  

Expertise géographique

 

PPI agit dans des pays à faible revenu où la situation économique des populations est fragile et la stabilité politique souvent instable. En plus de l’impact sanitaire considérable, la pandémie mondiale de la COVID-19 a fortement aggravé la précarité économique, en particulier des populations les plus vulnérables, à savoir les femmes et les jeunes, par la mise à l’arrêt temporaire ou définitif des activités économiques et donc des emplois. C’est aussi pour faire face à ces défis que PPI adapte ses actions aux multiples spécificités locales de chacun de ses pays d’intervention.

Afrique de l’Ouest et Centrale

La zone AFOC a été et est toujours confrontée à de nombreux défis politiques et sécuritaires. Ces perturbations ont un impact au niveau économique sur chacun des pays de la zone et sur les flux migratoires. Elle reste économiquement dépendante de l’agriculture et subit de nombreuses sécheresses aggravées par le changement climatique. Le taux de chômage est particulièrement élevé surtout chez les femmes et les jeunes.

66% de la population adulte africaine n’a pas accès à des services bancaires et financiers formels selon le rapport du Global Findex de 2017. Ce taux atteint plus de 82% pour les 8 pays de l’Afrique de l’Ouest membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Malgré ces difficultés, People Power Inclusion axe sa stratégie sur les opportunités de la révolution technologique qui se jouent sur le continent africain. Il est en effet le deuxième au monde en termes d’usagers de téléphonie mobile et le nombre d’abonnés ne cesse de croître. En effet en 2020, on comptait plus de 820 millions d’abonnements téléphoniques en Afrique subsaharienne, cela correspond à un taux de couverture de la population de 82% totale de la région (source: Banque Mondiale).

En axant sa stratégie sur le développement de la banque mobile simple et facile d’accès, sur l’employabilité et l’accès à l’entrepreneuriat des jeunes, PPI répond donc aux enjeux principaux et stratégiques de développement de cette zone.

Afrique du Nord et Moyen-Orient

La zone du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est une zone très hétérogène si on regarde le revenu par habitant.

Cette zone comprend à la fois les riches pays pétroliers (Qatar, EAU, Arabie Saoudite) des pays exportateurs de pétrole (Iran, Irak) et des pays à très bas revenus comme le Soudan ou le Yémen. La baisse du prix du pétrole, l’état de conflit permanent et le chômage très élevé, en particulier pour les femmes et les jeunes, suggèrent que les années à venir seront encore difficiles pour les pays de cette région.

La zone MENA est la partie du monde où l’inclusion financière est la moins avancée et la plus inégale selon les genres. Selon les chiffres de la Banque Mondiale, en 2018, 52% des hommes et seulement 35% des femmes possédaient un compte bancaire. Mais le nombre particulièrement élevé de personnes possédant un téléphone mobile offrent une possibilité d’accroître l’inclusion financière. En effet, parmi les personnes non bancarisées, 86% des hommes et 75% des femmes ont un téléphone portable.

Océan Indien, Madagascar

Madagascar est le cinquième pays le plus pauvre du monde et pourtant c’est l’un des pays qui reçoit le moins d’aide publique au développement (APD). Selon la Banque Mondiale, en 2019 son APD s’élevait à 28 USD par habitant et par an comparé à 170 USD par habitant par an en Afghanistan par exemple.

Ce pays est marqué par la précarité de ses infrastructures de base :

• Il manque 40 000 km de route
• Il existe de vastes déserts médicaux, alors que les maladies telles que le choléra, la polio et la peste restent prévalentes
• 26,9% de la population avait accès à l’électricité en 2019
• L’inclusion financière n’atteint pas les 10%

Régulièrement traversé par des cyclones destructeurs, Madagascar est en outre un des pays au monde le plus affecté par le changement climatique : près de deux millions de sa jeune population sont aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire.

La situation économique de ce pays et le contexte politique instable ne font qu’entraver davantage son développement. Ainsi, PPI s’attache à donner tous les outils nécessaires aux populations vulnérables pour accéder à leur autonomie financière.